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FORMULATIONS SÈCHEMENT ÉNONCÉES
| a. | La transmission en psychanalyse n'est pas de l'ordre du savoir : ni universitaire ni doctrinal. Il ne s'agit pas non plus du non-savoir, parce que le « ça » sait, et l'on sait cela en psychanalyse. |
| b. | S'il nous est donné de confirmer l'existence de cet objet hypothétique qu'est l'Inconscient, quand il se propose à entendre, à sentir, à voir..., etc., ce n'est pas tant en termes de connaissance, mais en fonction d'une adresse. C'est cette adresse qui nous convoque, en général, à l'intérieur des interstices dont chaque labyrinthe humain, en tant qu'assujetti à une destinée, nous fait connaître la complexité. |
| c. | C'est peut-être de l'espace d'un « non avoir à dire » qu'il s'agit pour la psychanalyse, ou d'un « inanalysé » présent dans chaque cure. Le transfert et son installation pourraient répondre, paradoxalement, au dessein de laisser cet « inanalysé » s'installer, et, avec lui, l'impossibilité de l'atteindre. |
| d. | La transmission est celle de cet indicible qui donne raison de l'effacement de la trace, avant même que la métaphore qu'il produit s'organise et qu'elle fasse allusion à ce qui doit rester inconnu. |
| e. | Rappelons à ce propos ce que Freud écrit dans « Le moi et le ça » (p.615, G.W., XIII, ch. 2) : « (...) de l'acte de pénétrer dans la conscience, nous voulons aussi soigneusement écarter toute idée de changement de lieu. » On parle à tort, continue Freud que je paraphrase, de traduction ou de transcription vers la conscience. |
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L'effet de la répétition, le vif du rapport à la mort, ainsi que l'origine du mouvement de transgression, constituent la triade qui est au centre des échanges que la rencontre psychanalytique abrite. Il s'agit de la plaque tournante dont toute transmission dépend... peut-être !
Paris, le 8.XII.99 |
© Les Etats Généraux de la Psychanalyse - 2001 -