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POUR UNE PSYCHANALYSE QUI OPERE LE PASSAGE
D'UN INCONSCIENT TOUT FAIT QUI OBEIT AUX LOIS SYMBOLIQUES DE L'AUTRE A
UN CONSCIENT A SE FAIRE QUI OBEISSE AUX LOIS REELLES DE VIE
Maryse TOUBOUL
Description de l'idée principale: Au cours de ma recherche s'est imposée à moi l'évidence d'une Structure de l'Inconscient qui obéissait à ses propres Lois, les mêmes que celles du Langage Symbolique, qui "prédestine" chacun et chacune d'entre nous à être marqué(e) dès sa naissance par ce que j'ai appelé : Les Lois de Transmission des P.D.S. ou Prédéterminants Sexuels qui ont fait de nous:
- Si l'on nait fille, une Mère ou une Fille
- Si l'on nait garçon, un Père ou un Fils.Une entrée dans la vie par la voie du Symbolique, c'est ainsi que s'est constituée l'histoire de notre Inconscient; une histoire qui s'est faite en fonction du Pouvoir du Sexuel et en a oublié notre Réalité Sexuée d'homme ou de femme ; Détermination Sexuée à se faire .
Ainsi, l'histoire de notre Inconscient est bien la même que celle du Langage Symbolique.
Oui : "L'Inconscient est structuré comme un langage." Jacques Lacan.
Le langage qui structure l'Inconscient obéit aux lois Symboliques, qui sont des lois De Non Vie; et parlent d'un espace-temps Symbolique Absolu dans lequel nous sommes pris et qui nous parle et nous fait comme nous ne sommes pas.
Passer d'être parlés à devenir parlant, c'est bien au ur de cette question qu'il y a à faire autrement : pour qu'un Sujet réel se constitue, Sujet de soi , et non de l'Autre , pour qu'un Désir de soi, et non manque de l'Autre prenne sens et apprenne alors à faire de son temps réel, un chemin de vie : et c'est l'espace-temps Réel Relatif d'un langage autre, à se faire, Conscient et obéissant aux lois de vie qui fasse d'un temps de vie l'essentiel du sens à donner à sa vie. Et d'un sujet , un mouvement qui n'en finit pas de se faire chemin faisant:
"Je suis ce que je fais de moi"
Ce que je fais de moi = ce que je fais de mon temps .
Je suis = suivre et être
Je "est fait" de ce que je fais de mon temps
Mon temps me fait comme mon désir se fait sujet de lui
D'un langage issu du manque de l'Autre qui nous fait comme nous ne sommes pas , à un langage à nous faire comme notre désir de nous le veut.
Pour un Sujet qui ne serait plus celui de l'Inconscient,
mais Sujet Réel DE SOI à se Faire.
Pour un désir qui ne serait plus le désir de l'Autre ,qui nous parle
Mais le désir de soi, que nous apprenons à dire et à faire ;
Pour une psychanalyse de demain qui fasse le passage
Du non sens de la névrose ET DE SON LANGAGE DU MANQUE DE l'Autre
Au sens du vivant ET DE SON LANGAGE DU DESIR DE SOI.
Enfin, pour que l'essentiel à faire soit :
de SORTIR pour chacun et chacune
DE SON PREDETERMINANT SEXUEL , transmis
de Père, Mère, Fils, Fille...
Dont la conséquence est la haine et son fonctionnement passionnel de possession et de rapport de force : et qui dit Rapport de force dit :
Sans ,dit Esprit, dit Jouissance, dit Violence, dit Verticalité, dit je hais
LA HAINE est l' histoire d'un fonctionnement passé qui se répète aujourd'hui encore.
Et D'ENTRER DANS SA DETERMINATION SEXUEE, à faire,
d'Homme ou de Femme ;
Dont la cause est l'Amour et son fonctionnement relationnel : et qui dit relation dit:
Avec, dit Corps, dit Plaisir, dit Paix, dit Horizontalité, dit : j'aime.
L'AMOUR est une histoire autre à se faire, à partir d'aujourd'hui, dans un mouvement qui apprend à se vouloir tout le temps
Il s'agit alors de passer
d'un TRANSFERT, lieu de projection Parentale
AU TRANS FAIRE, lieu d'un faire , où l'analyste est là en corps (une forme, une enveloppe) à travers lequel le patient fait l'apprentissage de son propre corps,
et l'élimination de tout ce qui ne lui parle pas de lui ; ce corps prenant forme à travers un dire qui , à se faire, donne sens et conscience d'un soi vrai.
Là consiste le savoir vrai, à s'apprendre à travers tout ce qui donne corps à un dire , à travers un corps autre , celui de l'analyste , pour revenir à celui qui l'a traversé: le patient : c'est l'entrée dans le Sujet, fait Sujet de soi, acte fondateur, pour que le sentiment du vivant soit enfin présent.
Dans le Transfert, tout part de l'Autre, passe par soi, revient à l'Autre :
C'est l'impasse !
Dans le Trans Faire : tout part de soi , passe par l'autre et revient à soi :
C'est la vie
Le transfert se nourrit de la demande d'amour à l'autre.
Le trans-faire fait de soi le lieu de départ du sentiment d'amour .
La demande d'amour n'est pas l'amour, mais son semblant ; elle attend l'amour ;
elle ne bouge pas, elle n'est pas vivante! c'est le lieu du manque .
L'amour est une structure : à faire de soi le lieu d'amour qui va vers .
Passage d'un soi qui n'est pas , à un soi qui devient à se faire ..
L'amour est à faire, la demande d'amour est toute faite.
Le lieu d'origine du transfert est l'Inconscient, et son espace- temps figé, de non vie.
Le commencement de l'amour est le Conscient qui ouvre à se faire , un espace-temps
sans cesse en mouvement, vivant .
D'une transmission d'un savoir Inconscient à l'apprentissage d'un savoir faire Conscient :
Le transfert est notre histoire naturelle, mais aujourd'hui, son échec fait perdurer le rapport de force et la dépendance à l'Autre ;
Cette histoire là n'a t'elle pas comme à venir la remise en question fondamentale des notions d'espace temps ,du temps symbolique, passé, absolu
Et de la nécessité du passage à un espace-temps réel, présent, relatif
qui se défasse de sa dépendance à un non soi qui réagit
pour passer à un soi qui S'agit .
"Au commencement était la haine "
et l'Inhumain
Commencer l'amour et le temps de l'humain ,
Ce sera pour demain, la fin d'hier et de son malheur
A ne plus oublier le bonheur de se sentir vivant : une prière
Qui n'attend d'autre que soi pour
Se faire Un ou Une enfin :
Et parvenir à réaliser son seul désir Conscient :
Faire de son temps réel quelque chose demande d'y donner tout son temps.
L'énergie du vivant est emprisonnée dans un langage de non vie qui obéit aux lois du manque de l'Autre : du manque à le posséder ;
Alors qu'il existe un langage de vie qui obéit aux lois de vie
et du désir de soi vivant, non de soi tout court
L'important n'est pas d'être, mais de se sentir un être vivant !
Depuis sa création, la psychanalyse s'est octroyée un pouvoir inacceptable sur les gens,
au nom d'un modèle : l'Inconscient, dont elle s'est réservé le monopole exclusif, totalitaire et métallique ; le psychanalyste asservi à une fonction d'interprétation perpétue nécessairement
de l'Inhumain, c'est à dire du manque et de la dépendance à travers son outil préfabriqué qu'est le transfert :
« CROIS EN MOI! COMME TU AS CRU EN TON PARENT ! »
Erreur fondamentale, d' une prise de pouvoir fatale pour lui et son patient :
Là est l'expérience la plus triste du rapport de force institué comme action thérapeutique
« scientifique » ! Cette position là est dangereuse ; et artificielle.
Et cette transposition dans le réel de ce qui n'a été qu'un Moment
De l'histoire de l'individu ne peut accomplir un travail sensé !
Que peut être un travail sensé ?
C'est celui qui a un sens : et quel est le sens du sens ? en d'autres termes : quelle signification
et que veut on quand on se place à cette place là de psychanalyste?
Une place de pouvoir ? C'est celle de la haine ! Tout pouvoir emprisonne un individu dans un espace réduit, étouffant, irrespirable, qui tue le désir et surtout l'amour!
à s'enliser, à reproduire cet espace - temps du passé qu'est celui de l'Inconscient, à perpétuer ce sexuel mortifère et meurtrier qui vend de l'illusion et laisse chacun perdu, rivé, à l'attente d'un mot, d'un seul, qui enfin l'apaise ! (quand l'analyste daigne enfin répondre ) ;
Parole d'analyste, parole sacrée ?
Peut on faire de l'humain avec de l'inhumain ?
Quelle est cette mascarade qui en arrive à priver un être de son chemin de vie ?
Quel sens a cette imposture qui n'a de cesse de le ramener en arrière, à se raconter depuis un temps et un lieu qui sont morts, sans tenir compte du temps réel et de sa vie qui l'attendent tout le temps ?
C'est à cela que conduit la technique du transfert, et les pièges que lui confère son pouvoir:
La manipulation, la dépendance, l'attente , tout ce qui nous fait du mal, et reproduit l'autorité Parentale, et le temps de l'immaturité, de la peur et de la souffrance :
Dont guérir est essentiel :
Notre priorité essentielle de psychanalyste Aujourd'hui se doit de
donner les moyens à nos patients de sortir de cet enfermement où le temps ne compte pas,
Le temps de la névrose, et son langage "sans corps"
Pour entrer dans cet espace fait conscient qui s'ouvre et donne corps à son désir d'en corps"
Un langage tout neuf , sexué et plein d'un temps qui a quitté antan, et sa mémoire fiévreuse ; pour faire d'aujourd'hui le temps sacré à vivre !
et être enfin content
d'Obéir
aux lois de vie qui se nourrissent, elles, d'un espacetemps réel, à vivre hors névrose,
hors ennui,
à faire de chaque jour de sa vie l'unité de vie ;
Les lois de l'Autre, et de la Symbolique de l'Inconscient ont pris la place des Lois de Vie de l'individu et du Réel Conscient auxquelles il est essentiel de donner valeur, pour apprendre à
Faire de sa vie un Sujet réel qui n'est plus le faux sujet de l'Inconscient, mais celui qui se définisse :
"Je suis ce que je fais de moi "
Un mouvement qui va dans le sens du temps réel , et ouvre un espace qui donne sens à la vie.
Ce sera quand, chez le ou la même, chacun se fera l'Objet de son désir ; Un objet non servile au service de sa détermination de devenir l'homme ou la femme sexuée qui ne niera plus son corps d'aujourd'hui au profit de son esprit d'hier,
mais fera de son ur, et de ce qu'il vit réellement l'auteur d 'un mental qui ne niera plus ce lieu réel , qui donne le sentiment de vie et non d 'absence de vie!
L'esprit tueur a trop longtemps dominé et détruit la valeur d'une vie; à lui imposer son point
de vue , quitte à le détourner de lui et de son envie de regarder autour de lui, toutes les choses
qui sont là, à attendre sa présence, et lui à les ignorer de son absence!
La psychanalyse s'est soumise aux lois de l'Autre, aux lois d' Un Père inaccessible, qui savait à la place de chacun, Père manquant,
Esprit non vivant tout puissant sur nos vies ;
La psychanalyse ne peut demeurer si passive ;
A se soumettre aux lois de l'Inconscient qui sont les lois du Symbolique, croyant trouver dans cette histoire là la vérité ;
La seule vérité qui soit ne peut être que celle qui permet de se vivre comme
S'aimant et aimant : l'amour est à Faire !
L'Inconscient nous donne le comment nous avons appris à souffrir, et à haïr dépendre de nos
dépendances à de l'Autre toujours le même : Et à ne jamais en connaître d'autre ;
Le travail du conscient nous apprend à aimer
dépendre de notre désir de nous , un ou une autre qui nous intéresse fondamentalement, et non plus narcissiquement, dans l'image que nous croyons devoir aimer donner, mais que nous n'aimons pas réellement.
Alors, notre travail d'analyste doit reconnaître cette priorité là de prendre cette position qui fait de l'Inconscient l'objet à travailler pour faire passer le temps d'aujourd'hui Avant le temps d'hier ; Et non le temps d'hier à la place du temps d'aujourd'hui !
AIMER NOTRE TEMPS DE VIE EST L'ESSENTIEL DU SENS A DONNER
A NOTRE VIE.
Ignorer ce sens là , c'est perpétuer le non sens du temps, et le laisser vide de signification :
Habiter le sens , c'est le vivre dans le lieu qui porte notre vie : notre Corps !
Tuer la vie, c'est tuer un corps : n'oublions pas l'histoire et la haine de la vie qu'ont subi 6 millions de corps!
Quand l' Esprit fou prend le pouvoir, et que le mental s'aliène à lui ;
Le fonctionnement d'une pensée saine et vivante a besoin de se fier et se construire
Sur un Conscient hors Image, hors Parental, hors Sexuel : là où se fait la rencontre
D'un Sens qui imprime une présence à soi, et une sensation qui se fie à son instinct (de vie) et non à ses pulsions (de mort).
C'est le passage d'un langage de non vie, quand les mots n'ont plus de gestes, et prennent le pouvoir au nom de valeurs narcissiques qui parlent d'un soi disant soi, qui s'absorbe dans sa propre image, et s'y perd à s'y précipiter, sans tenir compte d'autre ni d'aucun autre que ce soi disant soi qui n'existe qu'à se leurrer : alors qu'il suffit de la rencontre de deux regards pour qu'une véritable réflection et réflexion empêche l'esprit de tout esprit de vengeance :
De l'absorption de l'image qui se noie de solitude
à la réflection d'un regard qui se nourrit d'altérité :
De ce non sens qui tue le temps à ce sens qui va vers lui,
Il y a quelquechose d'essentiel à faire pour que plus personne ne se meure d'ennui , à se nourrir
De temps perdu, de temps passé, sans à venir, sans réel, sans vie!
LA PSYCHANALYSE A L'ERE DE SON TEMPS
ET AU LIEU D'UN ESPACE REEL.
L'espacetemps du vivant, est celui d'un langage qui traduit le fonctionnement d'une pensée
qui s 'affranchit de l 'ORDRE du SYMBOLIQUE
Pour OUVRIR l ' ESPACE de L'ORDRE du REEL!
Le fonctionnement de l'Inconscient est régi par un ensemble de lois dont dépendent les
fonctions et séquences à l'origine de notre mal - être que sont :
Le Manque ---- la Souffrance -----
la Violence---
La Haine
Un langage de non vie, celui d'où nous sommes issus; celui qui nous parle, celui qui mène
notre vie , à se répéter inlassablement, à nous priver de nous mêmes ;
LE PASSAGE
D'un Langage « Parental » Tout fait, qui obéit aux Lois de l'Autre ou
Lois du Temps Passé, Symbolique:
M.A.D.
Manque ----Attente -----
Dépendance ------qui rend chacun Objet de l'Autre ;
et son fonctionnement :
Frustration Agressivité Culpabilité
qui sont les Lois de Non - Vie
A un Langage « Vivant » à Se Faire, qui obéit aux Lois de Vie , ou
Lois du Temps Présent, Réel
Le D.A.D.:
Désir --Attente -----
Dépendance----qui apprend à aimer se faire Sujet de Soi.
Mais ce passage implique un changement de fonctionnement à travers un langage nouveau qui change de sens (direction) et le sens (signification) de ce en quoi nous avons cru, et sur lequel s'est construit notre façon de ne pas être, de ne pas nous aimer, pour accepter les prises de conscience des expériences qui nous permettent d'apprendre à reconnaître ce qui nous fait du bien, COMMENT nous sommes bien, et d'obéir à ces lois là, parce que ce sont celles de notre désir Réel ; qui font advenir un Sujet réel, celui qui nous donne réellement le sentiment de vie ; le commencement du sentiment d'amour envers soi, et non d'amour de soi (narcissisme)
Selon : ce qui fait soi et non de qui est soi!
Obéir à ce qui fait du bien ou du mal , et non plus à ce qui est bien ou mal , pour se faire un
état de Conscience, Maître qui se reconnaîtra sans peine, et n'aura plus à attendre sa
reconnaissance d'un Parent ou de tout autre substitut qui aura le Savoir donc le Pouvoir
supposé pour le lui accorder
D'UN TRANSFERT, lieu du Parental A UN TRANS FAIRE , lieu du Savoir.
Cela suppose que l'Analyste ne peut perdurer dans une position de « sujet supposé savoir »,
qui n'a de sujet que supposé,
Où n'existe réellement ni sujet , ni savoir, mais bien du "supposé" : or qu'est ce qu'un
supposé ? C'est quelqu'un qui prend la place de celui qui sait : Cette imposture met tout
patient en position d'enfant en manque de Savoir , alors qu'il vient
pour apprendre à savoir ce qu'il en est de SON DESIR :
ET un désir, cela se cherche à deux : contrairement à la situation de transfert , ou
l'un est supposé savoir et l'autre supposé ne pas savoir!
C'est ainsi que le transfert crée le rapport de force
à mettre le patient dans une position de non savoir et l'analyste dans une position de savoir :
verticalité du rapport de force,
et bien sûr d'un frustrant à un frustré. : l'effet thérapeutique issu de cette position me paraît bien aléatoire, et peu fiable.
Nous sommes là dans l'envers d'une relation qui fait d'une rencontre une histoire à 2
Même si au départ, il n'y a ni un ni deux ;
L' à venir du Rapport de Force (Dominant / dominé) TOUT FAIT ,
est la Relation A FAIRE A travers un trans faire où l'analyste se fait l'objet
de ce qui se constitue ENTRE son patient et lui :
Une histoire Réelle , celle de celui qui apprend à savoir , par son dire, COMMENT
ce qu'il dit peut prendre sens pour lui , à travers ce que lui Renvoie son analyste, de sa parole
et de son désir et non de celui supposé de l'analyste ;
du Désir de se faire comme il ou elle s'aimera ! et qui lui donnera envie de vivre !
parce que fait de lui ou d'elle !
LE PSYCHANALYSTE LE PSYCHANALYSANT
Ce rapport de celui qui sait : l'Analyste, à celui qui ne sait pas : le patient,
est erroné : ce rapport cache l'essentiel : qui est : le reste !
C'est ainsi que l'on va se sentir mieux, plus en confiance, plus loquace, plus en contact, plus
rassuré avec tel psy qu'avec un autre : tout cela relève déjà d'une ébauche de relation :
physique, réelle : un sourire, un regard, une poignée de mains, un comportement , un
ensemble de signes, voilà ce qui fait choisir son analyste, indépendamment du mal-être dont
on peut souffrir : on l'oublie trop souvent.
Un élément va ensuite retenir l'attention : c'est la voix de l'analyste, sa
trajectoire, sa résonance , en chacun .N'oublions pas que la position allongée est une position de détente,
mais aussi de confiance : et là, l'abus de pouvoir, et la structure du psychanalyste retentissent
nécessairement sur la cure, et sur sa direction
PARLONS DE DIRECTION DE LA CURE!
QUI EST RESPONSABLE DU TRANSFERT ? Qui l'Encourage ou pas ?
C'est bien sûr, le psychanalyste, pris ainsi pour celui qu'il n'est pas :
Un PARENT : père ou mère, peu importe ; et à quelle place se met il alors ?
A celle de l 'Ordre Symbolique, et non de l 'Ordre Réel ;
Puisque réellement il n'est ni le père, ni la mère bien sûr ;
Et quel sens a cette position là ?
Et quelle conséquence entraîne t'elle ?
Il s'agit de refaire à reculons le trajet d'aujourd'hui à Avant jusqu'au plus loin possible ; et de
retracer ainsi une histoire passée, terminée, en temps et lieu, avec pour témoin d'aujourd'hui
une parole concernant hier !
Cette mémoire du temps n'a rien de vérifiable : il s'agit en fait d'un vécu, encore présent
d'une histoire passée qui s'est ancrée dans l'Inconscient ; c'est l'histoire de l'enfant en chacun
de nous, jusqu'à aujourd'hui.
Mais cette histoire constitue t'elle un chemin ? Non!
Un chemin a un commencement et un sens qui va toujours vers l'avant !
Un chemin est ouvert et se fait en temps réel.
Que peut on dire d'un chemin en arrière qui se défait pour apprendre à se refaire autrement ?
Je dis qu'il y a ABUS DE POUVOIR SUR LE TEMPS, il y a INCONSCIENCE QUE
LE TEMPS SYMBOLIQUE EST ABSOLU : il n'a ni commencement , ni fin.
Il est hors temps, il n'existe pas !
Il est comme celui des croyances, transmission d'une symbolique qui s'obstine à ne rien
vouloir apprendre, ou vérifier, mais s'entête à y croire .
IL EN EST AINSI DES LOIS DE L'INCONSCIENT QUI
SONT LES MÊMES QUE CELLES DU Symbolique qui prend le pouvoir sur LE Réel.
Et privilégient l'ESPRIT DE JUGEMENT, TUEUR DU MOUVEMENT QUI DONNE VIE A UN CORPS .
Car il est évident que les lois de transmission de L'Ordre Symbolique, elles, sont réelles :
Et ne pas tenir compte que cet ordre là, qui est celui de L'esprit juge qui règne sur nos vies
réelles, à les empêcher de vivre, est une inconscience grave, dont nous avons à sortir pour
enfin accorder sa Valeur et son sens à l'ordre du Réel qui nous parle alors de CONSCIENCE A CONSCIENCE
de ce qu'il y a à FAIRE pour se sentir vivant(e) !
On se doit de ne pas interdire un temps de vie pour cause de transfert,
Et ce d'autant , que notre histoire naturelle, est celle- là : la même, celle du transfert, qui fait qu'un jour plus rien ne va dans la vie .
Et tandis que le travail analytique qui actionne le transfert se passe
d'Inconscient à Inconscient et se met au service de L'Ordre Symbolique,
le travail analytique qui fait agir le trans-faire se passe lui de Conscient à Conscient et met à
son service l'ordre symbolique pour
Faire le passage à l'ordre du Réel .
L'ORDRE SYMBOLIQUE DE L' INCONSCIENT :
Ou LOIS DE TRANSMISSION DES PREDETERMINANTS SEXUELS
DE GENERATION EN GENERATION :
PERE , MERE , FILS, FILLES,
Prédétermination Sexuelle
qui est en même temps l'ordre d'un langage fait de deux types d'alliance :
Celle des PERES/MERES
Celle des FILS / FILLES
qui nous fait entrer dès notre naissance dans un ordre de transmission prédéterminée qui
n'est pas celui que nous avons choisi bien sûr , mais celui qui nous est TRANSMIS
selon les lois de transmission sexuelles qui ne tiennent pas compte du Sexué !
Etrange transmission qui fait que : un Père (PERE) et sa fille (MERE)
Auront le même prédéterminant sexuel :
Et feront partie de ceux qui Savent
Tandis qu'une mère (FILLE ) et son fils ( FILS)
Auront également le même prédéterminant Sexuel :
Et seront de la race de ceux qui ne savent pas .
Les lois des Prédéterminants Sexuels non seulement ne se transmettent pas de mère à fille ou
de père à fils, mais d'un sexe à l'autre sexe , sans tenir compte du sexué !
C'est ainsi que les alliances mère / fils dans le réel se font à obéir à Un même prédéterminant
qui les unit dans l'ordre symbolique, à travers un même langage, et un même
fonctionnement :
CELUI DE CEUX QUI SAVENT : si leur Prédéterminant Sexuel est PERE/ MERE .
Ou
CELUI DE CEUX QUI NE SAVENT PAS si leur Prédéterminant Sexuel est FILS/FILLE.
Et Selon L'Ordre SYMBOLIQUE , que va t'il se passer plus tard ?
Marqué par son prédéterminant « à Vie » :
Quand un garçon va devoir faire un choix d'épouse : qui choisira t'il ?
« naturellement » son opposé :
S'il est" FILS" , une" MERE" de MËME PREDETERMINANT alors que son père
S'il est "PERE", une "FILLE" , de MËME PREDETERMINANT que son père
Un qui sait s'unira à une qui ne sait pas
Un qui ne sait pas s'unira à une qui sait !
Mais alors que voit on ?
L'Ordre d'accouplement dans le Symbolique selon les lois de transmission des prédéterminants sexuels
est HOMOSEXUELLE dans le réel !
Puisque un fils épousera son père et une fille sa mère , dans l'ordre Symbolique, je dis bien :
Qui se trouve être la structure du couple réel !
Alors que dans L'Ordre REEL :
Il y a un homme et une femme :
L'ORDRE du REEL EST HETEROSEXUE !
Mais ce n'est pas ainsi que fonctionne la transmission du symbolique qui fait l'histoire de
notre Inconscient ; si bien que là où l'on croit qu'il y a deux : il n'y a personne réellement !
On constate ainsi que La Transmission de L'IDENTITE SEXUELLE
EST HETEROSEXUELLE :
D'un père à sa fille
D'une mère à son fils ;
Là est l'ordre symbolique qui obéit aux lois de l'Autre , c'est dire
de l'esprit !
Alors que L'IDENTITE SEXUEE est homosexuée;
avec le ou la même :
C'est dire, pour une fille avec sa mère ,
Pour un garçon avec son père !
Là est l'ordre sexué du réel qui lui, obéit aux lois de vie ,c'est à dire à ce qui est réellement :
IDENTITE AU CORPS fait pareillement !
D'Où VIENT CETTE ABERRATION ?
Qui nous fait subir cette aliénation de l'esprit qui règne sur le corps ?
Et en jouit de tout son manque !
Ce qui est certain , c'est que jamais le pouvoir de l'esprit sur le corps, jamais une telle domination ne fera l'amour !
Ni ne sera amour !
Mais bien au contraire, haine et violence : parce que violence est faite à un ordre naturel
Qui place au dessus de lui un ordre surnaturel !
donc INHUMAIN .
LA TRAGEDIE DE LA NATURE HUMAINE EST L'INHUMAIN issu de cette histoire là !
DU POUVOIR DE L'UN SUR L'AUTRE qui nous fait croire
qu'il Y A DE L'UN OU DE L'AUTRE quand il n'y a que pouvoir de l'un sur l'autre!
Perversion du sens .
Là où l'on peut dire :
LE SEXUEL, C'EST LE POUVOIR .
CE N'EST PAS CE QUE VEUT UN ENFANT : un enfant nait de la rencontre d'un ovule et d'un
spermatozoïde : une rencontre réelle, qui détermine le sexe de l'enfant selon les lois du code
génétique contenu dans le spermatozoïde .XX ou XY . garçon ou fille : ce réel là devrait
primer et donner à tout enfant la possibilité de s'exprimer en fonction de cette identité là avant
tout ; ce n'est pas ce qu'il se passe ; le petit garçon va ressembler à sa mère, et la petite fille à
son père : là déjà, se voit interdit le chemin du réel : le corps va devoir se taire et l'esprit va
régner sur lui, sans relâche :
A croire que l'on nait névrosé !
Et ça ne fait qu'empirer .
Tout ce fonctionnement de l'esprit qui a fait du corps son servant , et de son pouvoir sur
l'autre sa jouissance quotidienne,
A induit cette tragédie d'une rivalité oh combien destructrice et désespérante
d'un fils avec son père,
d'une fille avec sa mère,
Pour que la loi de l 'UN soit sauvegardée : et que le pouvoir ne puisse être partagé .
De cet impossible accès à l'identité au même, de cette impossibilité de s'y reconnaître, pour pouvoir s'en détacher et aimer un jour ailleurs.
Il n'y a amour que dans et par la séparation .
Ainsi notre histoire naturelle , qui est notre histoire symbolique, est celle
d'un couple fait d'un homme et d'une femme réels mais en fait ,
d'un Père et d'une Fille ou d'un Fils et d'une Mère.
Leur enfant, selon son prédéterminant Fils ou Père, Fille ou Mère ,
entrera obligatoirement en rivalité avec un de ses deux parents :
puisque symboliquement identique à l'un OU l'autre
CONTRE L'autre !
Pourquoi ? Pour le POUVOIR !
C'est ainsi qu'une femme aura le sentiment de jalousie vis à vis de sa fille ou un père vis à vis
de son fils, parce que l'alliance ne se fait pas avec son semblable !
C'est alors que la réalité, tel un miroir déformant inscrit en porte à faux un ensemble qui est l'envers de l'ordre du vivant :
de quoi désespérer bien des vies !
Toutes les vies !
Se peut il que ce monde vive ?
Se peut il qu'un jour un homme réel rencontre une femme réelle , et qu'ils fassent réellement l'amour et non la mort ?
Oui, à condition de devenir Conscient de ce qu'il s'est passé, et de
ne plus Faire de L'Inconscient notre maître à penser,
mais de notre Conscient notre maître à vivre ;
Etre psychanalyste, et faire son travail de psychanalyste, ce ne peut plus être de se contenter de croire que l'essentiel est d'interpréter comment s'est passée pour chacun de nos patients cette histoire là , de l'ordre du symbolique, DU LANGAGE DU MANQUE DE L'AUTRE :
Manque----Souffrance ------
Violence -------
Haine,
Et de ses fonctions mortifères : Frustration -----Agressivité ------
Culpabilité,
qui ne cessent de nous crier et de nous répéter ce non sens du Manque, de l'Attente et de la Dépendance à L'autre ! Langage tout fait, qui nous parle et que nous subissons, qui n'a cessé de faire des petits , et dont on a laissé la parole prendre le pouvoir sur une histoire passée qui n'en finit pas de se répéter tout au long de la vie ! LANGAGE DE NON VIE , DE NON SENS !
ARRETONS DE CROIRE QUE CE LIEU EST LIEU DE VERITE !
Il ne peut l'être : parce que vérité va dans le sens du réel , d'Aujourd'hui .Il va avec Faire,
FAIRE AUTREMENT : Entrer enfin dans notre histoire, celle du réel, qui nous rend vivant , c'est enfin sortir de cette histoire de l'Autre en nous, celle qui nous interdit le vivant !
Apprendre enfin à se faire comme on s'aime : C'est entrer dans l'apprentissage d'un
LANGAGE NOUVEAU : CELUI DE SON DESIR DE SOI VIVANT
C'EST FAIRE ENFIN DU SENS AVEC CE QUI DONNE SENS A SA VIE !
Là se situe l'ordre d'un temps vrai qui ne perd plus son temps à en écouter un autre,
passé, falsifié
LA QUESTION DU SENS ,
ET DE L'ESPACE TEMPS.
Qu'est ce que le temps ?
C'est du mouvement qui traduit un changement , et c'est tout le temps ;
C'est une conscience de lui, pas lui ; nous aussi sommes une conscience de nous, pas nous . Mais cette conscience nous fait !
LE TEMPS NE PENSE PAS, NE PLEURE PAS, NE REGRETTE RIEN
Il n'a ni père ni mère, ni fils, ni fille, il ne veut rien, ne juge rien, ne reproche rien ;
Le temps ? il passe, et passesans jamais reculer, ralentir, accélérer : il est là tout le temps ; et dans la totalité de l'instant, dans sa plénitude ; bref , le temps est vivant avec ou sans nous ;Son rythme solaire le découpe en unités de temps : une journée est l' espace- temps qui commence à l'aube (le lever du soleil) et se termine à l'aube suivante ( le lever suivant)
L ' unité de vie réelle est donc : chaque jour de la vieMais pour nous il en va souvent autrement : nous appréhendons différemment le temps, selon notre état :
Si familier nous soit il, il nous est souvent étranger au cours de notre vie ; et pourtant, sans que nous le sachions, son absence nous affecte, et l'oublier, le laisser passer sans y être, ne pas le sentir nous signifier sa présence, nous désespère bien plus que l'absence d'un être cher ; oui mais voilà : cela, nous n'en sommes pas conscients ; nous interprétons qu'une absence nous empêche de vivre : mais, ce n'est pas celle de quelqu'autre, mais la nôtre à quelqu'autre ; souffrir d'une absence, n'est ce pas faire de cette absence la seule présence qui soit ; Comment donner sens et envie, à notre vie, quand nous remplaçons notre présence au temps par la présence d'une absence ? Le véritable lieu du Manque s'y trouve alors.
QU'ESTCE QUE LA PRESENCE D'UNE ABSENCE ?
Tout simplement UN OUBLI DE SOI DANS LA MARCHE DU TEMPS !
L'ANTI VIE !
Ainsi, le sens du vivant, c'est le sens du temps : Vers DEVANT ! Et la psychanalyse d'hier se doit de se mettre au temps d'aujourd'hui, qui est de lui donner sa
priorité de sens : et mener son travail selon les lois du temps réel.
Alors verront le jour des psychanalystes plus réels aussi, qui se mettront au service de leur désir d'eux, de s'épanouir à ce qu'ils font, et ne seront plus pris à ce piège de croire avant tout à une histoire qui se trompe d'histoire et de lieu : une histoire ennuyeuse parce que de peu de vie !
POUR QUE « JE » SOIT MOI ET NON PLUS UN AUTRE.
EN QUOI LES LOIS DU DESIR DE SOI ET LES LOIS DE VIE VONT ELLES
ENSEMBLE ?
Parcequ' elles sont constituantes du Sujet qui a à se faire pour se sentir exister :
Notre désir veut se sentir exister, non exister!
Exister se pense, c'est le lieu du Manque, et d'un jugement sur soi ;
Alors que se sentir exister est le lieu d'un désir de soi qui se vit, et se dit pour
FAIRE
qu'il en soit ainsi .
Aussi longtemps que nous subirons les Lois du Symbolique, l'accès à un Sujet de Soi
ne pourra avoir lieu .Un langage nous a constitué à nos dépens , dont nous sommes dépendants sans le savoir !
Le Temps a passé ; mais ce langage perdure en nous, et conditionne notre vie : c'est le
Langage que j'appelle Parental, qui au départ déjà a confondu le parent et le symbole parent,
la vie et le vital, l'enfant et l'objet enfant, l'homme et le père, la femme et la mère,
et a donné pour parole de vérité une parole symbolique à laquelle chacun a cru .
Le langage parental est celui des croyances: Langage du rapport à l'Autre placé toujours au dessus de soi .
Grandir est impossible dans l'enclos d'une parole figée, crue, et dans tous les cas Marquante à jamais, immobile, non vivante .
Alors comment faire du vivant avec du non vivant .
Comment SE faire Sujet de soi à rester objet de l'autre ?
COMMENT SE FAIRE SUJET DE SOI EN RESTANT L'OBJET D'UN LANGAGE QUI NOUS
FONCTIONNE ?
Impossible de faire du soi avec ce qui ne vient pas de soi !
LE PASSAGE
d'un langage qui nous fait comme nous ne sommes pas, non vivants
à
un langage que nous faisons comme nous nous aimons, vivants !Il y a à FAIRE bien plus qu'à penser pour changer le sens de nos mots et les vivre au lieu de
les parler sans savoir qu'ils nous trompent dès l'origine, nous éloignant de plus en plus de
nous , au point qu'un jour, il peut devenir intolérable de continuer à les subir.
Clôture de la parole qui s'essouffle à tourner à vide,
Etouffement d'un espace si restreint qu'il se meurt d'ennui,
à moins que, à moins qu'un cri ne lui échappe enfin ; un seul, un vrai, qui traverse
les ténèbres de son esprit, venu de plus loin, de si loin que l'on dirait d'ailleurs, mais d'où ?
De l' instinct , animal, réel, un cri d'effroi, ou de terreur, un cri d'amour !
là , est enfin le possible d'un commencement ...
A LA RECHERCHE D'UN SENS A DONNER A SA VIE OU A LA RECHERCHE DE SON DESIR DE
SOI.
Il ne peut exister de désir de soi hors conscience ;
c'est alors que le passage du Manque de l'Autre au désir de soi
peut avoir lieu , dans ce mouvement d'un temps qui n'est plus , à un temps qui est là et se veut
là :
PASSAGE D'UNE PREDETERMINATION SEXUELLE SYMBOLIQUE DE
Père, Mère, Fils, Fille,
A
UNE DETERMINATION SEXUEE.
D'homme, de femme .
LE MORTIFERE EST L'ORDRE DE SYMBOLIQUE
LE VIVANT EST L'ORDRE DU REEL.S'apprendre un langage qui donne sens à sa vie, voilà qui demande à chacun et chacune un parcours où ce n'est plus le but qui sera l'essentiel, mais le chemin à parcourir.
C'est dire que le temps et l'élan vers aujourd'hui et demain feront de celui ou celle
qui le suivent leur maître à vivre , consciemment, et loin de cette peur de la mort enseignée de tout temps pour interdire la vie :
Qui A PU interdire la vie, le vivant et le sens de la valeur du temps qui passe ?
Le Langage Symbolique. A l'origine du temps, tout était symbole, et chargé donc d'une signification symbolique : les
éléments naturels: l'air, la terre, l'eau, le feu étaient les véritables signifiants : à l'origine de
nos croyances, et de leur toute puissance sur nous : ils étaient la manifestation des dieux ;
Et l'homme s'y soumettait : A cet espace symbolique de l'absolu a correspondu
Le Temps absolu : celui des cieux, celui du Paradis, celui dont notre salut dépendait ,
Celui surtout des croyances, et de son langage tout puissant sur nous, et j'insiste, sur notre temps de vie réel.
Quand le temps d'une vie a t 'il compté ?
Quand cette valeur là a- t'- elle été reconnue ?
La seule valeur reconnue a été la mort !
Et mourir pour un idéal , pour ses croyances, au nom de ses principes,
Voilà ce qui a de trop compté pour les hommes ;
Il n'y a pas longtemps que la notion de suicide interpelle ;
Il n'y a pas longtemps que la notion de vie , de vivant, de sens de la vie
Arrive à se faire entendre !La psychanalyse écoute tout le temps ce langage qui est constitutif de la structure de l'Inconscient : le langage Symbolique: la technique analytique du rêve replonge dans cette logique d'un désir qui prend racine dans l'enfance et travaille à nos dépends, hors conscience dans le rêve : mais de quel désir s'agit il?
Le désir de l'Inconscient nous parle t'il de notre désir de vie ? Non ; le désir de notre Inconscient règle les problèmes que nous avons eu avec nos interdits, et
exprime nos réactions inconscientes à ces interdits : origine de nos fantasmes, de nos peurs , et de nos culpabilités qui empoisonnent notre vie ; et répondent toujours à nos réactions par rapport à ce que nous avons entendu ou cru entendre de ce que l'on nous imposait :
mais jamais des réactions ne peuvent avoir valeur d'actions ;
nos réactions nous prennent beaucoup d'énergie, à penser ! et nous laisse appauvri de l'énergie vitale si nécessaire à agir, et faire en paix ce qui nous tient à ur, non à tête!
Les Lois des Prédéterminants Sexuels
Lois de Transmission du Symbolique Sexuel
![]()
Soit : Père (celui qui sait) Dominant x Fille (celle qui ne sait pas) dominée
Soit : Fils (celui qui ne sait pas) x Mère (celle qui sait)
Celui qui sait = celui qui a le pouvoir : sur qui ? Sur l'autre.
Celui qui ne sait pas = celui qui le subit.Celui qui sait est celui qui croit ; il n'a que des réponses.
Celui qui ne sait pas est celui qui apprend ; il se pose des questions.Ainsi dans le couple :
l'ordre symbolique fera qu'un homme de P.D.S :"Père" aura le pouvoir sur sa femme "Fille".
Ainsi est institué dès le départ le rapport de force, qui se transmettra de "Père" en "Fils", de "Mère" en "Fille", transformant l'alliance du réel homme - femme, en alliance symbolique "Père" - "Mère", "Fille " - "Fils":
Tel est le fonctionnement de l'ordre du symbolique, qui constitue notre Inconscient et son langage Sexuel, et ne tient aucun compte de l'ordre du vivant et du réel qui lui ne peut être que sexué.
Le plus grave de cette histoire - là est l'impossibilité d'accéder a une identité sexuée, à laisser l'ordre du symbolique nous imposer, sans même que nous en soyons conscients, obéissance à ses lois de transmission sexuelle.
L'Ordre Symbolique sur Trois Générations
L'Ordre de Transmission Symbolique des Prédéterminants Sexuels ( P.D.S. )
Ou la loi de L'UN
![]()
On remarque que le même p.d.s. se retrouve toutes les trois générations entre :
Un grand père et son petit fils même identité sexuelle et même sexuée
Une grand mère et sa petite fille : idem .
de l'Ordre Symbolique a l'Ordre du Réel
Ou Passage
De la Prédétermination Sexuelle: Père - Mère Fils - Fille
à la Détermination Sexuée: Homme - Femme
ou la loi de deux : Un + Un
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Ainsi se réalisera l'ordre naturel du réel et des lois de vie, dont les lois de transmission se feront selon une identité sexuée au même (corps).
Maman ------Fille
Papa ---- Fils
Ainsi naîtront des enfants réels: et surtout réellement autres : parce qu' enfants d'un homme et
d'une femme qui ne seront plus deux moitiés assemblées, mais UN + UNE ensemble!
Un Ensemble ne peut être fait que d'unités réelles .De quoi souffre l'Hystérique ? d'une impossible identité sexuée à la même, sa mère : de p.d.s
Mère : les Mères n'ont pas de corps réel, mais symbolique : leur raison d'être est l'enfant !
Leur jouissance est là: dans cette possession phallique de l'objet enfant!
Mais un enfant a besoin d'une maman, pas d'une mère!
Toutes les hystériques sont Filles : toutes veulent la reconnaissance de leur corps : et bien
sûr, elles épousent un Père, de même p.d.s. que leur mère : Mère
Cette transmission symbolique qui rend impossible l'unité de chacun , à force de refaire du pareil au même, à accoupler une qui ne sait pas à un qui sait interdit le réel et instaure le rapport de force, la passion et la haine sans l'ombre d'une hésitation .
Les hystériques n'aiment pas baiser ni se faire baiser : elles veulent aimer, et ne se refusent pas à l'homme, puisqu'il n'y a pas d'homme, mais au mari - Père qui va reprendre possession d'elles, objets de jouissance ,sans se gêner ! Femmes frigides? Non, Filles rebelles à n'être que l'objet d'un qui n'est pas un homme; avec qui rire et jouer, et retrouver ce goût de l'enfance ensemble est refusé ; alors, seule échappatoire : être déraisonnables; et pour ne pas avoir été aimées de leur mère, les voilà prisonnières à jamais d'elle, à travers le gentil mari qui les domine, et qu'elles détestent parce qu'ils "les privent " de tout faire en étant à leur service ; c'est ainsi qu'elles sont dominées alors qu'elles croient dominer: en porte à faux avec elles mêmes ; elles ne s'appartiennent pas; elles ne se sentent pas exister ; elles s'ennuient.
Et s'ennuyer oblige à faire n'importe quoi pour oublier l'ennui ; et n'importe quoi, renforce le sentiment de solitude .
Le mal de toutes les hystériques est d'être obligées de paraître, et de n'être bonnes qu'à être désirables, jamais désirantes ; ce sont celles à qui l'on interdit de Faire : alors on peut le dire : de vivre, de se sentir vivante, parcequ'en mouvement ! interdite de séjour en leur propre corps!
Une femme ne peut se sentir une , et une femme, que si elle a pu se séparer de sa mère : mais comment se séparer quand les mères fusionnelles laissent leur fille en dépendance, à n'être que le représentant de ce qu'elles refusent : leur mari, un Fils qu'elles dominent de tout le poids de leur tête ! La jouissance du pouvoir, le sexuel, voilà ce qui se transmet de Mère en Père .
Et de Fille en Fils, c'est le refus de ce même pouvoir qui se transmet !
J e ne dis pas que l'à venir est aux Fils et aux Filles de ce monde : mais ce sont eux qui détiennent la vérité et LE DESIR !
Ce sont eux qui peuvent passer et se rencontrer enfin, en corps, et faire l'amour à deux
Le Passage
d'un Prédéterminant Sexuel Symbolique , à une détermination Sexuée Réelle,
d'un espace corps Symbolique, qui nous prend et nous enferme dans sa jouissance
mortifère
à un espace - corps Réel que nous prenons et qui nous apprend à nous sentir vivants
L'à VENIR. Les enfants d'aujourd'hui ne sont déjà plus les enfants d'hier .
L'Inconscient d'aujourd'hui aussi n'est plus celui d'hier.
La toute - puissance du sacré, des absolus, des structures familiales, religieuses, morales n'est plus le maître à penser : la pensée Symbolique peu à peu fait place à celle du Réel . Au fil du temps , le système des croyances se meurt. Le bien, le mal, le bon le mauvais, sont moins prégnants: tout se relativise.
La conscience du temps réel se fait jour et peu à peu chacun apprend à s'y donner : ce rappel à un nouvel ordre, que nous demande t'il ?
Pourquoi cet Ensemble fait d'Uns et Unes Réels est il appelé à venir, enfin ?
Parcequ' avec ou sans la psychanalyse ,
LES CONSCIENCES S'EVEILLENT AU DESIR DE VIVRE !Et si la psychanalyse ne va pas dans le sens du temps , elle perdra son sens tout court .
Peu à peu , le monde sort de la Culpabilité, pour aller vers la Responsabilité de chacun .
Le Réel peu à peu prend la place du Symbolique dans notre vie ; l'éclatement des ordres traditionnels : familial, religieux, moral , signifie que ces structures issues d'un Langage englobant nos vies à chacun et chacune, ne résistent plus à la vérité du réel .QU'EST CE QUE LE REEL ? C'est ce qui est : et ce qui est ne tombe pas sous le sens, mais nous demande d'en découvrir le sens . C'est une recherche qui ouvre le temps du désir, et apprend à se faire une pensée qui n'a plus à avoir peur de transgresser les interdits qu'enfante la pensée Symbolique en obligeant l'enfant à rester sous sa dépendance , à ne pas grandir.
Tandis que la pensée réelle, elle, lui demande de surtout aller vers aujourd'hui, pour apprendre à grandir, à se sentir enfin vivant , alors enfin adulte, et non parent !
De même que si longtemps, on a cru que nos vies n'avaient de sens que pour les mourir et non pour les vivre, on a aussi cru que la terre était immobile et au centre du monde ; et l'homme s'est identifié à ce centre, jusqu'au jour où l'on a découvert que non seulement la terre tournait , mais de plus tournait autour du soleil, sans lequel la vie n'existerait pas sur terre !
Tant de conditions ont dû se trouver réunies pour que la vie soit possible sur terre ! On ne peut s'empêcher de penser que l'ordre du réel est le seul vrai possible et qu'il est en mouvement tout le temps, donc vivant : une vérité d'aujourd'hui ne sera plus celle de demain . Décoder le réel , c'est aller avec le temps vers ce qui est là, caché .
Toutes les erreurs viennent des contre sens que nous avons faits à croire vrai ce qui ne l'était pas : le recul du Sacré s'est fait peu à peu par les découvertes du réel ;
mais le réel est relatif, non absolu ;
ce qui est la vérité d'aujourd'hui nous conduit à la vérité de demain, et ce n'est pas la même ;
Alors, la vérité aussi est relative!
Et le temps obéit à ces lois de la relativité : la révélation Einsteinienne, d'un espace temps relatif quadridimensionnel, a opéré un passage essentiel de l'espace - temps absolu tridimensionnel au niveau de toutes les consciences humaines. !
Ainsi, les lois du Langage Symbolique qui ont si longtemps obéi à un espace-temps absolu, ont elles aussi changé de signification, et peu à peu le temps des croyances et de leurs vérités absolues a fait place au temps du réel, et de ses vérités relatives à aujourd'hui ,d'où l'importance à donner de plus en plus à ce qui est là, à ce qu'il se passe aujourd'hui! et à cesser peu à peu de se référer à hier pour qu'aujourd'hui soit là avant hier : et si lui est là, moi aussi !
Il est temps d'apprendre enfin à donner toute sa valeur à ce temps qui se déplace, est en mouvement constant parce que c'est lui qui donne sens à notre vie ; le suivre et obéir à ses lois qui sont celles du vivant , c'est enfin se donner l'envie de vivre ; et préférer ce sentiment là à tout autre ; ce qui ne va pas de soi; mais ce qui fait soi :
devenir ce SUJET DE SOI, qui se faitD'APPRENDRE A DEPENDRE DE CE QUE NOUS FAISONS DE NOTRE TEMPS.
C'est en même temps se déprendre de l'autre, de ce transfert répété à longueur de temps qui nous empêche de faire comme notre désir le veut, et nous oblige à répéter notre histoire de manque à notre insu.
C'est prendre conscience que notre désir de nous est lui, réel, et nous demande de lui obéir,
d'en prendre encore et encore conscience , à vérifier à travers nos actions, nos FAIRE, que c'est bien lui qui nous "remplit" , et nous fait devenir peu à peu comme nous nous aimons ,et nous donne envie d'aimer les autres et un ou une autre ,enfin vraiment .
Aller mal, c'est tout simplement être mécontent de soi. C'est un ratage de soi! C'est à chaque fois que nous croyons agir alors que nous réagissons !(à de l'autre)
Il est temps d'en devenir conscient !
Aller bien, c'est apprendre à faire de notre temps quelque chose qui nous rend content de nous tout simplement :c'est alors une réussite en soi; et pourquoi sommes nous si résistant à ce qui est simple à faire mais si difficile à concevoir.
Pourquoi rester à ne pas s'aimer dans la jouissance d'une souffrance et y tenir davantage qu'au plaisir de se faire comme on s'aime ?
Se Signifier à soi , c'est faire partie du monde : et il n'est possible de le faire qu'en allant vers l'autre et non à se repérer à cet Autre d'avant nous qui est derrière le temps, et non devant .Se défaire de ce qui nous a fait pour se faire à ce que nous faisons de nous, c'est entrer
dans une relation au temps qui en fait le seul vrai témoin de notre existence réelle .
LE PASSAGE DU CHIFFRE TROIS AU NOMBRE DEUX
L'alliance Symbolique obéit à la règle de trois : chiffre fatal qui unit : une mère et son
fils, au lieu d'une femme et d'un homme :
A se retrouver :
Mère <------Père------ Fils :
un ordre qui unit une mère et son fils dans une alliance qui efface celle qui a uni cette femme
(Mère)à cet homme (Fils)
Parent <----Enfant <---- Parent.
Séquence symbolique , de rivalité et de haine qui exclut l'un ou l'autre
Là où ils sont non deux et un
Mais trois en unFAIRE L'AMOUR : le possible de l'à venir du réel ;
L'amour se fait à deux ; il ne supporte ni fusion , ni moitié, ni semblant ; il n'a ni fantasme, ni Esprit, il est là où il se plaît : il ne manque ni ne dépend ; il est léger et plein de sensations qui le nourrissent plus savamment que jugements ou idées : son langage est celui du désir d'être ensemble; en- corps vivant et hors passion tueuse, qui est l'oubli de soi tout le temps;
ÊTRE ENSEMBLE : parce qu'un homme et une femme ne feront plus de l'amour une idée qui les dépasse , mais feront l'amour à deux .Autant la passion est figée dans ce qui l'entretient tout le temps, le manque ; qui fait de chacun l'objet d'amour de l'autre ; autant l'amour est tout le temps en mouvement, à suivre son désir de faire de son temps quelque chose qui plaît à soi envers l'autre.
Autant la passion est sous le sceau du rapport de force et de la jouissance qui l'entretient ; autant l'amour se fait dans une relation , horizontale, de ce qui est à ce qui est , comme on ne se reconnaît pas, tant ce qu'il se passe nous surprend de mieux en mieux ; c'est alors que l'on comprend qu' il est impossible d'aimer un ou une autre sans s'aimer ; pas d'aimance sans retour à soi ; ce n'est pas le mot je t'aime qui fait l'amour : c'est tout ce qui veut dire : je t'aime
L'Amour ne peut être que Sexué et le sexué ne peut se traduire qu'à travers un corps
vivant : qui s'apprend dans un langage qui le désire encore et encore à se dire.
Désirer , c'est se sentir en vie ; aimer, c'est désirer !Quand un homme et une femme s'aimeront, ils se désireront à ne plus se manquer l'un l'autre; ils n'auront plus peur de se décevoir, ou de céder à leurs fantasmes ; parce que le fantasme ,rejeton des interdits Parentaux, est l'ennemi de l'imaginaire ; il nait de cette croyance au langage symbolique et tourne en rond à dépendre de ce qui n'est pas :
Ce faux désir de dominer ou d'être dominé: l'ordre du fantasme est sexuel,
à continuer de se nourrir de manque pour ne pas en sortir.Tandis que les lois du fantasme laissent tout un chacun épuisé de solitude , et le ur vide à mort de non sens , les lois de l'imaginaire ouvrent à chacun et chacune l'espace du réel qui n'en finit pas de vibrer, de vivre, des sensations qui touchent le corps sans le blesser, simplement à l'effleurer d'essences colorées et mouvantes, qui ne cessent de créer , sans se tromper de lieu : notre corps qui est là, à sentir, respirer, écouter, toucher toujours à partir du Réel de ce qui est : alors donner et se donner se peut, de tout ce qui est vraiment là, et peut se partager !
S'émerveiller ne peut toucher que le ur ; ouvrir son imaginaire, c'est se donner cet inouï accès au merveilleux. Et le merveilleux et le réel se donnent la main : à se reconnaître sans effet de séduction , simplement à se rencontrer : ce n'est pas donné à tout le monde, ce possible; mais déjà à tous ceux qui ont su garder l'amour des choses, qui est le monde del'enfance , et non celui de l'enfant !
On peut avoir été un enfant très malheureux et avoir eu une très belle enfance ;
UN ENSEMBLE COMMENCERA TOUJOURS AVEC LE NOMBRE DEUX. Ce qui suppose : un + un
Et qui dit ensemble, dit commencement d'unités qui n'ont plus rien à revendiquer, à exiger, à imposer. L'amour obéit à un langage qui ne tombe pas sous le sens, mais fait du sens, qui sort du symbolique cruel de la passion pour se faire un nombre pair , sorti des lois du Père et de toute trinité . L'amour, c'est faire un avec soi ; aimer c'est faire deux avec l'autre .
C'est passer de cette loi de L'Un qui exclut chacun, à celle de chaque un qui a besoin de tous pour réaliser un ensemble vrai ;
L ' amour c'est sexué , c' est côte à côte ; son pouvoir ? donner encore plus envie à chacun de faire de son temps de vie une histoire qui lui plaît, le temps du possible ; pas plus , pas moins ; plus de jamais, plus de toujours, plus de parole donnée sans savoir ce que l'on dit ; à se jurer fidélité, assistance, amour, à vie ; quand on ne sait même pas encore ce que ça peut être la vie !
Une union n'a rien d'un mariage ; un mariage nous lie; une union nous unit !
Alors , je dirai que l'amour est relatif ou n'est pas ; il exige un niveau de maturité et d'existence tel qu'il y a de quoi se sentir tout timide devant lui :
Piétiné d'idées reçues irrecevables, bafoué en son nom, confondu à tous les tourments et à toutes les peines du monde : par amour on prétend mourir , tuer, se sacrifier, se donner , se suicider : monumentale erreur qui confond amour de soi, et amour en soi!
L'amour est relatif; c'est le fils d'un faire, c'est un langage à se faire, c'est une révolution de l'esprit à opérer : c'est un mode de pensée à changer, c'est défaire un système de valeurs qui tue le vivant en nous et l' empêche de vivre sa vie . C'est une conscience puissante de ce qu'elle arrive à dire : quand les mots arrivent à dire à l'autre la même chose que ce qu'ils se disent en nous ; c'est de la cohérence qui ne donne aucun sentiment de solitude ; c'est tout sauf le manque : c'est le lieu du Désir qui n'en finit pas d'inscrire chacun de ses gestes tout au long de sa journée : on est loin de la névrose anti vie, anti- amour du sexuel ! Comment savoir si l'on aime?
On ne le sait pas , on le sent : on le vérifie en présence et en absence de l'autre .
Faire l'amour enfin un jour , et recommencer encore demain et après demain ; cela demande une telle attention , une telle force, une telle présence : la même que celle du désir de se sentir vivant : quand il nous prend, il ne nous lâche plus non par manque mais parcequ'on le veut.
Et l'on se demande comment on a pu souhaiter mourir d'amour ? Cela n'existe pas ; et pourtant que de vies tuées comme ça ; et ça continue ! "j'ai envie de mourir ": ça n'existe pas !
Le langage est perverti ; le désir n'est pas pervers ; il aime trop la vie pour se donner la mort !
Il est cette partie du réel si crue , si incroyable, que l'on pourrait se dire: je rêve !
Mais non, je rêve quand je dors ; mais éveillé(e) quand je rêve, je désire !Alors , il est temps de dire :
EUX = Aime c'est deux. C'est de l'énergie qui donne envie de faire Un avec ce que l'on vit ; c'est en corps, ressentir ce qui ne trompe pas l'autre et surtout soi !
Faire l'amour comme on ne le fait pas, nous dit bien qu'il y a à le faire pour ne plus se contenter de baiser ; ne plus laisser notre corps dominé par les pulsions d'un esprit mortifère qui nous désespère jusqu'à mort parfois, et si souvent "trop tard".
Faire l'amour, et enfin ne plus se laisser déborder de non vie et de ce qui nous fait oublier que notre désir nous attend ; notre instinct de vie dont la forme est le désir, a envie de faire avec amour, avec ce sentiment que c'est la première fois à chaque fois, parce que c'est vrai que c'est la première fois !
Ainsi va le réel qui se remplit de vérité ; ainsi va l'amour qui se fait à deux ; ainsi naîtront des enfants réels qui seront sûrement aimés moins passionnément, donc réellement, pour ce qu'ils seront et non plus ce qu'ils représenteront .
Osera t- on enfin dénoncer sans trembler la famille, l'esprit de famille, et cette valeur "folle" qui lui est vouée, lieu de toutes les intolérance au nom de quoi ? De la valeur donnée à l'union sacrée entre un homme et une femme où il n'y a ni homme ni femme ; mais Père, ou Fils, Mère ou Fille : de symbolique en symbolique, quand la haine se transmet et fait des petits en toute bonne foi, et en tout droit !
Sauf que la seule légitimité de réel est celle du désir en chacun de nous qu'il en soit autrement.
L'enfant que nous avons été ne souhaite pas qu'il en soit de même pour le sien ; serait ce à dire que le malheur et la souffrance se transmettent à nos dépens? Sûrement !
Le jour où un enfant n'aura plus à porter une histoire qui n'est pas la sienne, à vie , sera un grand jour ; et nous avons à y travailler, nous , psychanalystes qui savons ce qu'il en est de cette histoire là; et ne pas rester des témoins passifs de cette tragédie , pour devenir des Sujets actifs du mouvement qui dénoncera les impostures d'un langage prisonnier de ses Pères , à rendre la vie impossible avec ses pairs.
Pour demain, des hommes, des femmes, des enfants réels ; pour répondre au désir du vivant qui aura compris que le sens de la vie est à se donner, à se faire tout au long de notre vie.
PEUT IL Y AVOIR UNE RELATION ENTRE LA PSYCHANALYSE ET L'AMOUR ?
Si la psychanalyse se met au service du temps réel , elle pourra réaliser son désir, et celui du psychanalyste qui la pratiquera : à se libérer de l'emprise du Temps de L'Inconscient qui la fige et l'oblige à délaisser le temps présent ;
L'Inconscient de la psychanalyse est une structure figée qui ne laisse pas assez sa place au mouvement du temps, au fil des générations , et à son à venir qui est de plus en plus le temps du Conscient : parce qu'au temps des Croyances, du Symbolique et des Absolus
fait place peu à peu celui de l' Expérience du Faire, du Réel, et du Relatif .Une psychanalyse qui continue à se nourrir du langage des absolus et du Symbolique, le risque est grand qu'elle se perde à n'être plus qu'un représentant illusoire du semblant et d'un sexuel qui n'intéresse plus personne que lui, symbole refermé sur lui même .
L'à venir de la névrose ne peut être que le vivant, qui ne se laissera plus détourner de lui, mais fera de chacun de nous, dont nous, psychanalystes, des hommes et des femmes , désassujétis de l'ordre symbolique et de son langage, pour aborder un langage autre, à s'apprendre , à se faire en temps réel et en tant que sujets de notre présence à ce temps réel qui nous fait advenir comme nous sommes, peu à peu.
Le langage de l'Inconscient est sous l'emprise du symbolique, et c'est ainsi qu'il est le responsable de tout état de non - vie : il est mortifère, à force de demeurer sans rythme, ni mouvement il oublie tout le temps le temps présent .
Il en est un autre, vrai, un qui se tient à se faire et non à se penser ; pour y penser après avoir fait .
Le vivant, le sentiment du vivant exige la conscience de l'écoulement du temps, non sa peur : la peur de mourir a fait refuser le temps de vie; et laissé à la mort le sens de cette vie !
Et surtout le désir de ne jamais se lasser de le chercher tout au long de notre vie.
Ainsi, d'une pensée assujettie (à de l'autre) à une pensée faite nôtre , le chemin est inverse.
C'est pourquoi, on ne pourra pas faire le passage de la haine , qui est le désespoir de l'impuissance à aimer , à l'amour qui est l'espérance qui donne envie de s'aimer et d'aimer avec les mêmes mots . L' amour , c'est une relation qui demande tout notre savoir faire , hors parental ; la haine est l'histoire du transfert et du rapport de force qu'elle institue, et ne cesse de répéter: une vieille histoire qui n'en finit pas de vieillir et peut tuer
L'amour est l'histoire d'une relation déjà sexuée, une histoire qui à se faire n'a plus besoin de se retourner pour voire si l'autre est toujours là ; il est là !
Sortir de la demande d'amour, oui, c'est enfin se détourner de ce qui n'est pas , pour aborder ce qui va exister réellement: un sujet de soi, parce que fait avec soi. Fini de soi objet de l'autre .
Nous sommes des enfants de la vie, avant d'être ceux de nos parents ; avoir fait passer l'ordre symbolique avant l'ordre du réel , voilà l'histoire "fatale" de tout Inconscient qui nous a donné de notre vie un non sens : celui de la souffrance nécessaire, à donner tout son sens à après la vie durant sa vie, pour mériter je ne sais quel paradis !
L'état adulte ne donne pas la responsabilité à Un pour tous, mais à tous pour chacun
Il serait temps que le monde accepte son âge de maturité , et ne se contente plus de culpabilité envers son prochain mais de responsabilité .
Cela suppose donc des psychanalystes adultes, qui ne se laissent plus déborder par les lois d' Un Père, mais se fassent le repère de ce qu'il se passe en eux en présence de l'autre .
Faire son travail, c'est être présent à ce que l'on fait tout le temps : c'est la seule éthique qui nous donne l'envie de continuer, et non de s'endormir !
Si le monde a encore besoin de psychanalyse demain, c'est qu'il y aura des psychanalystes d'aujourd'hui qui suivent la marche du temps à l'aimer; et à le faire aimer à tout(e) autre .
C'est l'amour de ce mouvement - là qui fera l'amour tout court; c'est ce désir là , structure de l'instinct de vie , qui donnera sens à notre vie, le seul qui nous anime et nous donne enfin le sentiment d'humain , pour le seul à venir de demain.
C'est en travaillant l'Instinct de vie, le seul qui soit réellement en chacun(e) de nous, que les pulsions mortifères et sexuelles de guerre lasse, iront, elles, aux oubliettes, et laisseront avancer en paix une énergie enfin libérée, physique, le vrai moteur du vivant!
Alors, il n'y a pas à renoncer à ce que psychanalyse et relation se donnent la main : et cela ne se peut qu'à la condition que la position du psychanalyste soit Hors Parental, Hors vertical, et que son travail soit celui d'un adulte, donc vivant, qui apprenne à l'enfant non vivant en son patient, à le devenir : c'est alors l'endroit du transfert, et l' entrée dans le trans-faire qui ne se
laissera plus faire dans le rapport de force dictant sa loi de L'Un ou L''Autre ,pour apprendre à faire de l'un(e) qui n'est pas , un(e) autre qui devient.
La psychanalyse se doit de devenir une vraie science du vivant et ne pas perdurer dans le temps des mythes qui tue le vivant en chacun de nous . L'ennemi n'est pas L'Autre : l'ennemi, c'est un langage qui à force de se répéter a conduit chacun à l'envers de son désir.
Le temps passé, lui, est mort : il ne faudrait pas le confondre avec nous qui vivons aujourd'hui , et avons à nous faire à travers un langage autre qui tient compte de ce temps présent, notre à venir .
Les valeurs de vie ne sont pas morales , mais les valeurs morales sont anti vie, si elles demeurent des lois dictées , imposées comme tous les "il Faut" , hors conscience : c'est à la question : "pourquoi"? La réponse : parce que !" Ou le : "c'est comme ça et pas autrement , crois moi! ". C'est fou comme croire se transmet , comme pour éviter de savoir ce qu'il en est : et pourtant : le langage des "crois moi" est celui de ceux qui disent: je sais ! navrant.
L'inhumain est de ce côté - là ,qui transmet sans savoir ce qu'il croit savoir : abus de pouvoir.
C'est dans cette logique que l'on peut être quelqu'un de bien qui n'arrête pas de se faire du mal et d'en faire ; mais si l'on apprend à se faire comme on s'aime, à se faire du bien, on ne peut faire de mal ; parce que ce travail - là de s'apprendre ne peut se faire hors conscience ; il sait l'effort, il sait la séparation, la dé- fusion; il a appris à respecter l'autre , et à ne pas lui nuire en lui demandant ou en lui répondant ce qui n'est pas ; il est humain de se tromper , de commettre des erreurs, mais il est inhumain d'avoir peur de se l'avouer ; c'est pas si grave , c'est dommage , c'est tout; L'Inconscient est pris dans cette peur du jugement qui tue à petit feu ; quel orgueil de " vouloir bien" pardonner à celui qui nous a offensé !
Si je suis blessée, j'ai seulement besoin de ne pas me remettre sous les coups de ce qui m'a blessé ; je ne désire pas pardonner "l'offenseur": je n'ai pas ce pouvoir; au dessus de l'autre : je ne l'ai pas. Personne ne l'a !
J'ai tout juste besoin de panser ce à quoi je me suis prêtée . En vouloir à l'autre est une erreur universellement commise : c'est l'erreur de la méconnaissance de soi.
Mais on peut légitimement en vouloir à un langage destructeur de soi, à ce qui fait du mal: et surtout on peut ne plus en vouloir: c'est ainsi que l'on guérit de toutes les blessures peu à peu .
FAISONS AUJOURD'HUI ! Tout ce qui n'évolue pas meurt ; tout ce qui ne remet pas en question refuse le temps réel.
La psychanalyse a un siècle ; ou elle se meurt ou elle se meut ; comme tout un chacun ; vieillir, c'est rester sur ses positions, c'est s'y ennuyer.
Pour moi être psychanalyste veut moins dire qu'être vivante ; je ne peux séparer ma fonction de moi; de ce que je deviens au fil du temps ; le fonctionnement de L'Inconscient selon ce que j'appelle les lois de transmission des prédéterminants sexuels , permet de vérifier que le langage de l'Inconscient fait notre Inconscient ; il est culturel, transmis, et obéit à des lois Symboliques de non vie qui peuvent nous marquer à vie.
Il prend possession de notre vie ; son désir parle du désir de l'Autre, pas du nôtre ; il est important de le savoir consciemment.
Aujourd'hui, ce qui me paraît essentiel pour tout analysant, c'est d'apprendre à répondre à son désir d'être "content de lui ou d'elle" ; aujourd'hui, l'essentiel, c'est aujourd'hui: ou il vit , ou il ne vit pas; tandis que l'Inconscient reste le lieu fermé à aujourd'hui; il y a à en sortir pour ouvrir sur le vivant du Conscient : non transmis, non fait, non appris ; comme le sens de la vie ;
La psychanalyse a responsabilité de donner le possible à tout individu de passer d'un état de non vie à un état vivant ! Faire aujourd'hui, c'est commencer à donner valeur essentielle à travailler ce sens de la vie en chacun, ensemble, et à travailler les résistances comme les vrais ennemis du sentiment de vie ! Ce travail - là demande de bien connaître le lieu de l'Inconscient; son fonctionnement, et ses lois : les mêmes pour tout le monde. Il est essentiel d'apprendre à quitter de son mieux ce lieu du manque tout fait de haine pour entrer dans l'espace du désir qui fait l'amour :il n'y a pas de désir de haine, de violence ou de mort ; Il n'y a pas d'instinct de mort.
Il y a désir de paix , d'amour , de vie ! Il y a instinct de vie .
Nous, psychanalystes devons rester les serviteurs de ce désir là, de ce langage - là, nouveau, à Faire. C'est alors Passer d'un temps fini qui se meurt à un temps d'aujourd'hui qui se veut et donne le sentiment de vie, et le sens de notre vie.
C'est passer d'un état de prédétermination Symbolique qui n'a donné valeur qu'au temps absolu, à une détermination Réelle qui veut se donner au temps relatif de chaque jour de sa vie, pour se sentir enfin vivant à le faire : le faire, c'est se faire
La différence fait tout, en tout :
Devenir conscient se peut, mais aimer sa conscience de son désir de se sentir vivant fait toute la différence entre une dépendance à de l'autre qui n'est pas et une dépendance à soi qui devient.
Il y a un sentiment qui à se faire, donne envie de continuer : c'est celui de la paix en tant que structure et non aspiration mystique, dont la démesure laisse prise à tous les abus de pouvoir du Parental Symbolique et dicte ses lois idéalistes et irréelles à ceux qui s'y laissent prendre.
Le sentiment de paix, qui signifie l'accord avec soi , est un état actif, et obéit aux lois de vie qu'il réalise avec le temps .
La paix n'a pas d'à venir sans ce mouvement intérieur qui se réfère tout le temps avec l'extérieur et ce qui est.
Il y a soi et les autres tout le temps ; il y a d'autant plus les autres qu'il y a soi se faisant à faire avec les autres.
Faire aujourd'hui, ne peut se défaire, et tant pis si aujourd'hui ne va pas ; demain sera meilleur, là où mon désir s'attend.
© Les Etats Généraux de la Psychanalyse - 2001 - ![]()