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CONVERSATIONS ENTRE ANALYSTES : PEUT-ON (S') ENTENDRE ?

Maria Nilza CAMPOS ampos
Regina ORTH DE ARAGÃO
Silvia Regina TACCHINARDI

 

« Qui trouve, est toujours en train de se perdre..."*

 

        Le point de départ des conversations qui ont donné naissance à ce texte, et sont devenues l'objet même du texte, a été la convocation de René Major pour la Rencontre des États Généraux de la Psychanalyse, en juillet 2.000. Dans cette convocation, la proposition de faire rencontrer les différences, à partir d'un ample mouvement de circulation d'idées, était ce qui nous a semblé le plus instigateur.
        Néanmoins, la question qui nous a interrogé était: sera-t-il possible que, pendant ces rencontres et ces échanges, des analystes d'origine, de culture et d'écoles si diverses arriveront-ils à s'entendre? N 'y aurait-il-pas une idéalisation utopique dans cette proposition de faire rencontrer une telle multiplicité de « langues»?
        Dit autrement, y-aurait-il, au fond, une seule psychanalyse? Sommes nous en fin de compte en train de parler de la même chose, malgré nos innombrables différences? Il est bien vrai, et cela a été dit plusieurs fois que le chemin de la psychanalyse frayé par Freud permet que chacun s'approprie le texte freudien selon sa propre singularité. Comme écrit René Major dans sa convocation pour les États Géneraux, chaque institution "a un rapport particulier à l'héritage de Freud, ou à celui de l'un de ses successeurs, et un rapport de pouvoir à ce savoir dont elle s'attribue la garde".
        Ce qui tout au départ nous a poussé à travailler ensemble c'était justement cette interrogation sur le savoir, les concepts psychanalytiques et les mouvements auxquels ils ont été soumis au long de l'histoire de la psychanalyse. Nous avons ainsi appelé notre thème d'études «la danse des concepts». Il nous intéressait de mieux comprendre ce qui fait que certains concepts soient prévalents pour une théorie ou pour une école donnée ou ce qui les fait mettre en évidence pendant une certaine époque . Comment et pourquoi certains concepts gagnent de la rélève, tandis que d'autres, au contraire, semblent oubliés, « réfoules », pour éventuellement reparaître quelque temps après, comme s'ils avaient été repris dans un mouvement de retour du refoulé.
        Cette question nous a porté vers l'étude des paradigmes en psychanalyse, et nous a fait réflechir sur l'usage que les auteurs font d'un même concept avec des perspectives différentes, bien comme la façon dont chaque école se sert de manière distincte des quelques uns d'entre eux. Prennant comme exemple les théories kleinienne et lacanienne, nous voyons comment elles se rapportent de manière particulière à des éléments métapsychologiques tels quels l'infantil et l'inconscient, certaines formulations se montrant même intraduisibles, telles que : position, nom-du-père, signifiant. Ainsi, on pourrait dire que chaque auteur prend ce qui se trouve dèjá élaboré dans la théorie, de manière telle à pouvoir ratifier ses propres réflexions métapsychologiques.
        En ce sens, Renato Mezan propose l'hypothèse selon laquelle ce sont les « matrices cliniques » qui orientent l'importance accordée par certains auteurs à certains concepts. Ces variations seraient dûes au fait que " les situations cliniques desquelles s'originent leurs réflexions ne sont pas les mêmes".1Ainsi, Lacan s'approprie la psychanalyse par la voie de la clinique des psychoses, de la paranoia, tandis que Melaine Klein se sert de l'étude des névroses obsessionelles graves.

        Au cours de ce travail, dans lequel nous essayons suivre les traces de quelques uns de ces concepts, comme le trauma, la phobie, la détresse (Hilflosigkeit), entre autres, nous nous sommes trouvées devant une situation innattendue : les concepts eux-mêmes nous échappaient, nous "faisaient danser". Ainsi, nous nous sentions parfois prises par une dispersion d'idées, une impression de chaos, de manque de direction dans nos discussions, glissant d'un auteur à un autre, comme à la quête d'un répère . Comment nous organizer à partir d' une telle multiplicité d'idées, passant par ces différentes lectures, qui nous faisaient rencontrer les idiomes propres de chaque auteur ?
        Malgré cela, nos rencontres se sont poursuivies, oscillant entre ces impressions de désordre, de manque de perspective, de moments proprement dépressifs, et d'autres dominés par un sentiment de vivacité, des moments plaisants et joyeux. Qu'est qu'a fait, alors, que, malgré ces oscillations, nous ayons soutenu la continuité de ce travail, gardant la disposition pour l'échange et pour la circulation d'idées entre nous ? En partie, sans doute, la possibilité de maintenir vivante l'idée de la recherche, de la quête, et même la possibilité de supporter le non-fini « Ainsi comme le lapsus, cette dynamique est, en son essence même, instable, inesperée, fugace. Il n'y a pas de contrôle possible, ni des conquêtes permanentes. Une fois atteinte, elle se perd, nous laissant à chaque fois avec un étrange sentiment de vide et d'abandon, jusqu'à la prochaine découverte. »2
        Enfin, celle-là est ainsi devenue notre question centrale: dans quelles conditions particulières ce fonctionnement d'un groupe de psychanalystes, qui cherche une communication autour des concepts, est-il possible ? Comment ce langage commun s'est-il tissu, construit, tout en préservant la place pour la contribution de chacune de nous ? Est-ce que dans ce domaine aussi nous pouvons faire appel à la métaphore du tissage, evoquée par René Major, comme cette "opération ...qui consiste à la fois à laisser filer les pensées et à suivre le fil qui les relient entre elles par necessité de leur enchaînement".3 Une telle métaphore, referée à la scène analytique pourrait-elle s'appliquer à un travail collectif ? Dans ce modèle de travail auquel nous nous sommes proposées , nous nous sommes trouvées en train de produire des associations d'idées autour d'une thématique, et ce processus s'est soutenu sur un propos de liberté de parôle, laissant venir les inspirations et les effets produits chez chacune de nous par les lectures parcourues.
        Nous nous rappelons ici d'un éditorial de Manoel Berlinck où, après avoir cité un passage du Chapitre II de "L'interprétation des rêves", où Freud compare la réflexion, marquée par la critique, avec l'auto-observation, où l'instance critique est supprimée, ouvrant la voie à des « innombrables idées », dans un état analogue à celui de l'endormissement, de l'hipnose, et de l'analyse, il se demande si la meilleure manière d'être analyste " ne serait celle de se laisser devenir fou pendant la séance d'analyse, et, en dehors d'elle, ne pas l'oublier totalement ?4
        Dans quelles conditions peut- on alors « devenir fou » - ou ne pas oublier son état de folie - dans une situation de travail à propos des concepts psychanalytiques ? Une des réponses possibles à cette question serait de garder, même dans ce contexte, la fidelité à la méthode psychanalytique, dans son propos de laisser fluer les idées, dans un état de suspension temporaire de la réflexion critique, se laissant abandonner à la trame des associations. Rappelant ce qui a dit Regina Schnaidermman, « enseigner la psychanalyse est un acte psychanalytique et un projet de désalienation. Désalienation cette fois-ci non pas du sujet analysant, mais du discours que l'on tient autour du savoir psychanalytique ».5

        Nous avons ainsi poursuivi nos échanges à travers les textes de plusieurs auteurs, essayant de tisser des points de liaison entre eux, um peu comme des nomades parcourant les territoires psychanalytiques. Nous nous rappelons ici de Radmila Zygouris, quand elle traite la pulsion de vie et le flux. Dit- elle:"la pulsion de vie est une pulsion nomade. La libido est nomade, c'est- à- dire, mobile,ce qui n'exclut pas les trajets et les fidélités; elle trace des parcours, investit des territoires." Comparant les pulsions partiales et la pulsion de vie,celle-ci, "en contrepartie, est nomade, seulement un voyage d'aller. Le nomadisme, néanmoins, n'est pas une errance sans but. Il a besoin d'un territoire et d'un horizon signifié par la présence réelle ou hallucinée de l'autre." La pulsion de vie "est sollicitée, stimulée, ranimée par l'autre, par les autres, par les bruits du monde. Bruit et fureur de la vie, de l'extérieur vivant. Cela vaut depuis l' intense lamentation des peuples jusqu'aux musiques du monde. La pulsion de vie s'alimente, s'appuie, tant sur la présence d'un autre , d'un proche, d'un aimé, d'un ami,comme s'alimente aussi des signes de vie venus de loin quand ils sont porteurs de sens.
Sans cette tension entre soi et le monde, la libido s'épuise. De manière un peu abrupte je dirais que, en dernière instance, la seule chose qui "guérit", qui ranime l'être-humain malmené ou maltraité par soi- même ou par ceux qui l'entourent , c'est la présence
".6


        Et quelles ont-été ces présences qui nous ont ranimés ? En plus de nos propres présences, alimentant les unes aux autres, plusieurs signes nous sont venus des autres lointains , apportant « les bruits du monde », sous la forme des textes, des idiomes, stimulant notre exploration, défiant notre capacité ou incapacité de comprehénsion, faisant associer ces différents écrits entre eux et entre nous.
        Pour que ces présences soient productrices de flux, propre à la pulsion de vie, il faut qu'elles ne soient pas oppréssives, dominatrices, assujetissantes. Ainsi il nous semble qu'une des caractéristiques de notre groupe est l'absence de réference à une seule théorie, ou à un seul maître. Il s'agit d'un modèle de transmission qui ne s'appuie pas fondamentalement sur la mobilisation de dépendances, d'envies, d'identifications paralysantes.
        Christopher Bollas, lors d'un séminaire récent à São Paulo, a traité des effets néfastes de l'envie, produisant un blocage de la créativité, aussi bien dans les rapports cliniques que dans les relations des analystes avec leurs maîtres. Selon lui, le self créateur est projeté sur l'autre ­ le maître- qui sera désormais envié par le sujet, comme le seul capable de puissance créatrice . Il y a plusieurs modalités de manifestation de cette soumission envieuse ; une de plus caricaturales consiste en réduire le travail mental a celui de déchiffrer le texte du maître, et, par la suite, a répéter son discours comme porteur de la vérité unique.
        Suivant le chemin des intérrogations au sujet du mode de fonctionnement du groupe, de cette manière plus libre de faire confronter les idées, nous nous sommes apperçues que nous prennions le texte comme si nous étions en train de jouer avec lui, comme s'il était l'objet d'un jeu. Pouvoir l'approprier, le rendre « nôtre », l'incorporer et le « metaboliser » dans un processus de création et de transformation. Transformation elle qui ne serait plus du texte, mais de nous mêmes par les effets du texte. Pour Luiz Cláudio Figueiredo « la lecture... peut produire des effets qui s'entrelacent aux souvenirs de la clinique. Il s'agit d'une lecture qui, étroitement entretissée dans le texte, n'y adhère pas pour autant, mais circule autour de lui, engendrant des échos et des résonances. Or, la génération des échos et des résonances, et cela ne pourrait être autrement, préssupose dans le texte des vides et des brèches (ce qui est complètement solide ne resonne pas). Cela signifie que la lecture proche et « deconstructive », a la finalité d'ouvrir des trous, d'érailler, de disperser, d'aérer le texte, créant en lui des vides par où peuvent s'infiltrer les nouveaux contenus, qui provenant du lecteur, le texte peut abriter, repousser et transformer dans l'exacte mesure où il est, lui- même, transformé. »7
        Tel quel « l'enfant de la bobine » qui s'est fait, à partir de son jeu, sujet actif devant l'expérience de perte et de solitude. Avec son jeu il peut s'approprier cette expérience, la transformant, et de cette façon transformant soi-même. Ce changement de position, de la passivité vers l'activité, inaugure pour l'enfant une nouvelle forme d'être au monde. De la même façon nous nous sommes trouvées devant les textes , qui nous "échappaient" - des expériences de perte -, et desquels nous cherchions prendre posséssion, par un travail de "métabolisation" individuelle, tout en passant par un langage commun, constituant le discours du groupe.
        Freud lui-même, consideré un homme sérieux et réservé, introduit dans son texte « Écrivains Créateurs et Rêveries ( 1907-1908), la valeur du jeu infantil non pas seulement pour l'enfant, mais pour l'adulte lui-même, soulignant qu'il est attendu de lui qu'il ne continue pas à jouer où à revasser , devant renoncer au plaisir découlant de cette activité. « Le contraire du jeu ce n'est pas ce qui est sérieux, mais ce qui est réel... Quand l'enfant grandit et ne joue plus, après s'être efforcé pendant quelques décennies pour faire face aux realités de la vie avec le sérieux nécessaire il peut un jour se placer dans une situation mentalle telle que une fois de plus cette opposition entre le jeu et la realité disparaît. En tant qu'adulte, il peut réfléchir sur le sérieux avec lequel il accomplissait ses jeux d'enfance ; comparant ses occupations du présent, apparemment si sérieuses, à ses jeux d'enfant, il peut se délivrer de la lourde charge imposée par la vie et conquérir l'intense plaisir promu par l'humour »8
        Nous pensons que c'est quelque chose de l'ordre de cette situation mentale, où une fois encore disparaît l'opposition entre le jeu et la realité, que l'on chercherait a rendre possible dans la pratique clinique , et aussi dans les pratiques de l'enseignement et de la transmission. La modération de la tyrannie d'un sur-moi critique et sévère serait une condition pour minimiser cette oppposition, comme il se révèle, par exemple, dans la capacité du sujet d'utiliser l'humour comme une des formes de faire face à la réalité, avec sa lourde charge de frustration et d'angoisse. À travers notre cheminement errant par les textes psychanalytiques, l'humour, justement, a été un compagnon de voyage qui tant de fois nous a aidé à supporter la détresse inhérente à l'exercice de cette liberté. Dans une texte de 1927, Freud fait ressortir la qualité d'insoumission de l'humour, en opposition à la résignation. L'humour « ... signifie9 non pas seulement le triomphe du moi, mais aussi celui du principe de plaisir, qui peut alors ainsi s'affirmer contre la cruauté des circonstances réelles ».9 La condition nécessaire pour cela est celle d'une certaine complaisance du sur-moi, condescendant à « capaciter le moi à obtenir une petite quantité de plaisir ». Ou encore : « Si c'est vraiment le sur-moi qui, dans l'humour, dit... des gentils mots de confort au moi intimidé cela nous apprendra que nous avons encore beaucoup à apprendre sur la nature du sur-moi. De plus, pas toutes les personnes sont capables d'avoir une attitude humoristique. Il s'agit d'un don rare et précieux, et beaucoup n'ont même pas la capacité de jouir du plaisir humoristique qui leur est proposé. Finalement, si le sur-moi cherche, par l'humour, à consoler le moi et à le protéger de la souffrance, cela ne contredit pas son origine dans l'agent paternel"10
        Si, alors, l'humour est incompatible avec un sur-moi tyrannique, quelles seraient les résonnances de cette constatation par rapport aux diverses modalités de transmission? Pour celles réferenciées à un seul maître, nous trouvons la soumission à un discours unique, dans une sorte de répétition permanente du même, exprimée par un "plâtrage" de la parôle et par une absence pathétique d'humour. En contrepartie, dans les modalités de transmission où sont utilisées des réferences multiples, nous pouvons supposer l'action d''un sur-moi capable d'apaiser le moi, encore que temporairement, par ses qualités modératrices et amoureuses, tolérantes et bénévoles. Nous pourrions le qualifier, comme le fait Camila P. Sampaio, de "sur-moi plaisantin"11. Dans ces modalités de transmission, il pourrait y avoir la place pour le jeu, la création et l'humour, le mode de foncionnement du groupe étant marqué par la circulation de la parôle et par la possibilité d'expression des différences.
        Est-ce que dans cette modalité de transmission ce serait le fait même de ne pas se trouver soumis à une seule théorie ce qui permet une certaine dilution des rivalités, puisqu'il n'y a pas un seul
héritage à être divisé parmi les héritiers, et , au contraire, il y en a des multiples à être partagés? Seraient celles-ci des conditions propices pour que des échanges généreux à l'interieur d'un groupe d'analystes puissent avoir lieu?
        Nous nous sommes détenues à réflechir sur le processus de transmission da la psychanalyse, tel qu'il est vécu et experimenté dans ce groupe. Néanmoins, les résonnances de cette question de la transmission s'entrelacent étroitement avec le processus analytique lui-même. Pour certaines des interrogations qui ont surgi nous avons trouvé des pistes de réponses, qui passent par la reprise du jeu et du fonctionnement créatif, par la constatation selon laquelle l'irréverence et le bouleversement permis par l'humour ont enlevé des impasses paralysantes, et finalement par l"expérience de partager, étroitement liée aux questions de la fratrie, que nous espérons pouvoir développer plus longuement.
        En tant que conclusion provisoire, nous aimerions laisser l'idée selon laquelle il faudrait reinventer ce qui est déjà inventé, aussi bien dans l'analyse personnelle que dans la transmission, aussi bien dans le symptôme que dans la théorie.

 


Notes

* "Quem acha, vive se perdendo...", phrase de la chanson intitulée" Feitio de oração", du poète et compositeur de musique populaire brésilienne, Noel Rosa (1910-1937).
1. Mezan, R. , "Klein, Lacan: para além dos monólogos cruzados.", in A Vingança da Esfinge, São Paulo, Edit.Brasiliense, 1988
2. Volich, R.M., "O psicanalista em busca de sua alma - Reflexões sobre a "especialidade" do analista",in Revista Percurso, número 22, primeiro semestre, 1999.
3. Major, R., " Pour une autonomie de la clinique psychanalytique", in site des États-Généraux de la Psychanalyse.
4. Berlinck, M., Editorial , Pulsional - Revista de Psicanálise, Ano XII,número 121, maio 1999.
5. Schnaidermman, R. ,"Política de formação em psicanálise", in Revista Percurso, Ano I, número 1, segundo semestre, 1988.
6. Zygouris, R., "Fluxo e estase", in Pulsões de vida , São Paulo, Edit. Escuta, 1999.
7. Figueiredo, L.C., " O trabalho do texto, o trabalho da clínica", in Aula Inaugural do Curso de Especialização em Teoria Psicanalítica da Universidade de Brasília, abril de 1999.
8. Freud, S., "Escritores criativos e devaneio", Obras Completas, Edição Standard Brasileira, Rio de Janeiro, Imago, 1976.
9. Freud, S., "O Humor", Obras Completas, Edição Standard Brasileira, Rio de Janeiro, Imago, 1976.
10. Freud, S., idem
11. Sampaio, C.P., "Entre o mal-estar e o bom-humor: mazelas da civilização"., in Revista Percurso, numero 21, segundo semestre, 1998.



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