Ce 16 novembre 2002
La réunion est ouverte à 16 heures.
Le président Henry Rey-Flaud entame celle-ci par un bref historique de
la constitution de l’association. Après les Etats Généraux,
une cyberrevue a été mise en œuvre. On lui a cherché
une personnalité juridique et la possibilité de lever des fonds
pour lui assurer une existence adéquate. C’est dans ce cadre de
réflexion que les « Amis » ont été créés
avec cette première mission à l’égard de la revue.
Un comité d’administration a été élu pour
gérer cette première année.
Le président étant lui-même engagé au sein de la
région Languedoc-Roussillon, des crédits pouvaient aussi y être
obtenus pourvu que les « Amis » y installent leur siège social.
Aucune offre de crédits n’est jamais parvenue à l’association
qui s’est vue dans l’obligation de réduire les dépenses
au strict minimum.
La question posée à cette assemblée reste celle de ce à
quoi les « Amis » doivent servir et s’ils ont d’autres
ambitions que la pratique de la boîte aux lettres chère (sic) à
la cyber-revue.
Il semble que la recherche d’idées et de projets soit aujourd’hui
bien entamée, sinon proche d’aboutir. Le président souligne
qu’en ce qui le concerne deux points fondamentaux doivent être abordés
lors des échanges qui vont suivre :
1. l’équipe qui va nous succéder doit être centrée
sur Paris pour une meilleure gestion et animation du travail : devoir à
chaque fois se déplacer de Montpellier à Paris lui paraît
beaucoup trop « lourd » à titre personnel. Ceci ne signifie
nullement qu’elle doive se transformer en association parisienne, bien
au contraire.
2. il propose que Geneviève Morel devienne le « fer de lance »
de la dynamique de l’association
Rapport
de la trésorière, Marie-Claire Boons.
Elle a reçu 51 chèques de 50 euros chacun, soit un total de 2550
euros en caisse.
Il y a lieu d’en déduire un chèque de 150 euros pour la
location de la salle, et un autre de 450 euros destiné à l’achat
d’une caméra pour le projet d’un CD Rom à réaliser
à partir des documents audiovisuelssdes EGP 2000.
Enfin la trésorière a fait faire un sceau et - last but not least
- elle demande à être déchargée de cette fonction
pour laquelle elle n’a jamais eu d’affinités particulières.
Le président reprend la parole pour souhaiter qu’après ce temps de gestation un acte de naissance puisse advenir, et pour ce faire il demande que René Major y joue le rôle éminent qui est le sien puisqu’il est la cheville ouvrière des Etats Généraux et de ses suites.
Un
bref intermède sur la question des cotisations se produit : R. Zygouris
la trouve ridiculement basse, à quoi le ci-devant secrétaire lui
signale qu’il est bien d’accord avec elle mais qu’il serait
utile, avant de l’augmenter, de savoir quels projets elle est censée
financer.
Ne l’avait-on pas fixée en comparaison de celle des sociétés
dites savantes, par opposition à ce qui constitue le lot habituel des
cotisations dues aux corporations analytiques ?
Comme
suite à une question sur les projets actuels, la parole est donnée
à René Major qui expose succinctement ce que fut l’esprit
de départ des Etats Généraux, dont cette transversalité
au travers de toutes les associations analytiques, puis les suites de ceux-ci
à raison d’une réunion tous les deux mois à son domicile
jusqu’à cette assemblée. Un renouvellement s’est produit
parmi les participants, certains anciens n’étant pas revenus alors
que de nouvelles personnes faisaient leur apparition. Il a été
très rapidement question de mettre en place une Haute Ecole de ou en
Psychanalyse. Des soutiens financiers ont été recherchés,
en France d’abord où le changement de gouvernement a compliqué
cette approche, puis dans le cadre de la Communauté Européenne
où sont soutenus des projets culturels se développant dans plusieurs
pays. Ces contacts sont en cours.
Dans le même esprit vont être proposées des Controverses
Publiques où seront débattues des questions rarement évoquées
dans les groupes analytiques, puisque ces derniers ont chacun leur cadre référentiel
qu’ils n’ont pas par eux-mêmes la possibilité de remettre
en cause. Le schéma de base sera constitué de deux exposés
opposés et très argumentés à partir desquels les
débats seront lancés. A titre d’exemple les premières
Controverses pourraient porter sur la séance analytique, chacun des protagonistes
développant un point de vue différent et très documenté,
ou sur un thème d’actualité comme la reprise du texte de
Freud « Pourquoi la guerre ? » avec la participation de non-analystes
(et donc transdisciplinaire). Ces Controverses Publiques pourraient fonctionner
comme anticipation de l’Institut des Hautes Etudes en Psychanalyse et
être financées par les « Amis ».
Enfin il ne serait pas inutile de reprendre un projet de revue telle que fut
Contretemps, ou le pendant de ce qu’est actuellement Le Débat.
Un problème se posera peut-être sur le plan éditorial puisque
certains éditeurs connus ne souhaitent pas ou plus investir dans des
revues, mais ceci n’est pas un obstacle majeur. Elle ne pourrait que bénéficier
de l’inter- ou multidisciplinarité des Controverses et de l’Institut,
et donc n’apparaître que dans un second temps. Mais sa place pourrait
tout autant être d’anticipation.
Enfin René Major rappelle que le site internet doit également
être soutenu et que les nouveaux textes y sont les bienvenus.
Annie Mallégol intervient pour rappeler la nécessité du parrainage avant la publication de tout texte sur le site : ceci avait été institué pour éviter d’éventuelles poursuites judiciaires en cas d’écrits qui contreviendraient à la loi, ou plus simplement à l’éthique. Une liste de « parrains » avait été demandée parmi les personnes qui se retrouvaient au comité de l’époque, c’est-à-dire il y a deux ans.
Radmilla Zygouris signale qu’il n’est pas nécessaire d’apprécier un texte lorsqu’on le lit en tant que parrain : on peut le détester pourvu qu’on l’estime publiable
Dans ce décours René Major informe l’assemblée de ce que la liste des textes et intervenants pour les Etats Généraux de Rio n’est pas close et reste extensible en l’état actuel. Elle sera très certainement fort différente de celle de 2000 à Paris.
Un
débat s’installe entre divers participants, et l’on entend
Michel Juffé demander que l’association mandate le futur bureau
pour établir la liste des « parrains », Michel Plon rappeler
que l’idée initiale était bien d’éviter d’éventuelles
poursuites à l’encontre d’un texte et non de le censurer
d’une quelconque façon, René Major ajouter à cela
que la proposition d’un comité de rédaction avait été
émise mais que son fonctionnement aurait été beaucoup plus
restrictif ( censure, ligne éditoriale, … ) alors que l’on
souhaitait laisser la plus grande liberté aux auteurs, et Radmilla Zygouris
affirmer que des sites et revues de psychanalyse il y en a à la pelle
et que ça commence à bien faire !
Annie Mallégol reprend la parole pour expliquer le fonctionnement du
site et les motifs pour lesquels on n’avait encore rien réclamé
aux « Amis »
S’ensuit un débat assez confus et divergent où il est entre autres question de savoir s’il faut une thématique, comment concilier liberté et comité de rédaction, … et où ce sont principalement Anne-Geneviève Roger, Victor Azoulay et Francis Capron qui prennent la parole.
Poussé par son secrétaire, le président reprend la parole pour demander que l’on arrête les débats et que l’on en revienne aux projets futurs à prendre en compte : y en a-t-il, comment les soutenir, faut-il en initier, etc.
Anne-Geneviève Roger demande alors que les « Amis » soutiennent un projet promu par un petit groupe de travail : cela intéresse-t-il la communauté analytique de permettre à des personnes insuffisamment fortunées de se rendre aux Etats Généraux de Rio en leur allouant une somme de 500 ff soit 76 euros pour ce faire ? Et dans le même ordre d’idées peut-on promouvoir des textes d’intervenants inconnus pour que l’on ne soit pas confronté en permanence aux mêmes têtes et discours sur le plan international ? Enfin les « Amis » ne pourraient-ils prévoir une cotisation extraordinaire cette année dans ce cadre de réflexion ?
Un débat confus et légèrement houleux se produit à la suite de ces propositions où il est question, parmi d’autres interventions, du budget limité de l’association, de la possibilité d’envoyer tous les textes que l’on voulait déjà en 2000, du problème de savoir si la question est posée à l’association ou à l’occasion de la réunion de l’association, des idées qui ont inspiré certains du fait de travailler avec le groupe de Roger, etc.
Vu l’heure et la fin de la durée prévue par le président pour cette assemblée générale, une proposition est faite pour le renouvellement du bureau, qui est adoptée par la grande majorité de l’assemblée. Sont donc nommés à ce nouveau bureau : René Major, Chantal Talagrand, Francis Capron, Jacqueline Rousseau-Dejardin, Corinne Daubigny, Yann Diener et Geneviève Morel.
La séance est levée à 18h30.
Le secrétaire
Didier Cromphout